Massif des Monts du Lyonnais

PST Monts du Lyonnais

Objectif forestier
(sur 3 ans)
100 ha

Travaux forestiers
réalisés
0 ha

Montant d'aide
Sylv'ACCTES visée
(sur 3 ans)
80 000€

Montant d'aide
Sylv'ACCTES accordée
0€

Nos actions sur le massif

Irrégularisation et amélioration des peuplements feuillus

Cet itinéraire concerne environ 12600 ha de peuplements feuillus à dominante chêne. Ces propriétés souvent morcelées sont aujourd’hui délaissées du fait d’une perte de culture forestière constatée au sein du massif. Elles font simplement l’objet de prélèvements ponctuels pour le bois de chauffage. Ces peuplements se présentent aujourd’hui sous la forme de taillis ou TSF appauvris en qualité d’un point de vue sylvicole. Leurs dynamiques naturelles sont néanmoins riches et diversifiées.

Les objectifs dans le cadre de Sylv’ACCTES sont l’amélioration de la qualité de ces peuplements, via le recrutement de tiges d’avenir diversifiées, et progressivement l’irrégularisation des houppiers et des classes de diamètre. Les gestionnaires s’appuieront sur la dynamique naturelle intéressante de ces peuplements pour obtenir un mélange équilibré à tous les étages et une structure de peuplement hétérogène et résiliente face aux aléas biotiques et abiotiques. Le chêne sessile est identifié comme essence objectif prioritaire dans la majorité des cas. Il sera ainsi mené en mélange avec le hêtre, l’érable sycomore, le charme, le châtaignier sur les meilleures stations.

Adaptation au changement climatique - diversification d'essences dans les peuplements résineux

Ces plantations monospécifiques (environ 400 ha) de douglas, sapin ou pin sylvestre sont aujourd’hui les plus vulnérables face au changement climatique. Les effets de concurrence intraspécifique, l’artificialisation du milieu et notamment des sols ainsi que la structure monospécifique et monoétage de ces plantations les exposent tout particulièrement à subir les effets de stress hydriques répétés et de ravageurs spécifiques profitant de la fragilité et de la simplification de ces milieux.

Le premier objectif est de diversifier ces plantations en amenant au minimum 30 % d’essences alternatives à l’essence dominante. Par la préservation de tout semencier feuillu présent sur la parcelle, l’acquisition et le travail d’une régénération naturelle équilibrée feuillue et résineuse, par le travail de jeunes perches de feuillus diversifiées, le gestionnaire amènera progressivement une proportion intéressante de chêne, d’érable, de charme, de merisier, de hêtre et de châtaignier afin de diversifier ces peuplements résineux. Le gestionnaire veillera à préserver le couvert forestier et visera progressivement l’étagement de la structure du peuplement. Complexification et diversification stimuleront progressivement la fonctionnalité de l’écosystème et permettront de pérenniser ces peuplements malgré le contexte climatique. La production de bois d’œuvre, mais également la protection des sols, l’accueil de biodiversité, la préservation de la ressource en eau et tous les services associés seront ainsi durablement assurés. L’enrichissement pourra compléter localement la régénération naturelle, accélérer la diversification feuillue ou apporter une essence résineuse alternative à l’essence dominante.

Amélioration des taillis de Châtaignier

Ces taillis de châtaignier représentent environ 400 ha et sont implantés sur des secteurs plus acides du massif. Le châtaignier a une valeur patrimoniale sur le massif, en témoignent de vieilles charpentes et nombreux piquets issus de son bois.  Si cette essence est aujourd’hui en difficulté avec l’évolution climatique, il est encore tout à fait possible, contenu de sa dynamique d’accroissement, de se projeter dans la durée pour les meilleures stations avec cette essence.

Les gestionnaires du massif ont ainsi travaillé un itinéraire spécifique et adapté à sa dynamique naturelle. Le châtaignier sera mené avec au moins 30% d’essences alternatives (essentiellement feuillus autochtones en régénération naturelle). L’objectif principal sera, par une première opération de balivage ou éclaircie, de transformer ces taillis en futaie sur souche en recrutant les francs pieds et les baliveaux de qualité et en conservant toute essence alternative. Une fois le peuplement structuré, le gestionnaire devra procéder à des prélèvements d’irrégularisation modérés et réguliers. Le but est de convertir progressivement ces peuplements en futaie irrégulière. L’étagement progressif de la forêt permettra l’émergence de régénération naturelle dans le sous étage. Des travaux de dégagement, de protection de régénération naturelle, d’amélioration des tiges d’avenir pourront compléter la conversion entre chaque prélèvement.  Le chêne et les feuillus précieux pourront prendre progressivement le relai dans la régénération sur les stations les plus difficiles où le châtaignier pourra être considéré comme essence de transition.

Les collectivités partenaires