Massif du Bas-Dauphiné Bonnevaux

PST Bas-Dauphiné Bonnevaux

Objectif forestier
(sur 3 ans)
150 ha

Travaux forestiers
réalisés
80 ha

Montant d'aide
Sylv'ACCTES visée
(sur 3 ans)
75 000€

Montant d'aide
Sylv'ACCTES accordée
28 000€

Nos actions sur le massif

Conversion de peuplements feuillus (Taillis ou TSF ou autre) en futaie irrégulière (1400 ha)

Le paysage du massif de Bas-Dauphiné et Bonnevaux est marqué par la présence de quelques 300 étangs, zones humides et cours d’eau. Les peuplements sont composés en grande majorité de feuillus et le taillis est la structure de peuplement la plus représentée sur le territoire de la Charte Forestière. Actuellement, la valorisation du bois local sur ce territoire se fait en grande partie en bois de chauffage, bois énergie et en production de piquets. La forêt y est aussi un lieu de loisir et d’accueil pour de nombreux randonneurs, cavaliers, vététistes, mais aussi chasseurs et pêcheurs. La mise en place d’une gestion multifonctionnelle, valorisant le bois d’œuvre, et répondant aux enjeux socio-économiques, climatiques et d’accueil de biodiversité y représente donc un enjeu majeur.

Le premier itinéraire soutenu par Sylv’ACCCTES vise à installer une gestion à couvert continu. L’objectif de cette trajectoire sylvicole est de dessiner une forêt aux multiples étages remplissant un rôle permanent de protection des sols, de la ressource en eau, des paysages. L’amélioration de la qualité de ces peuplements, via le recrutement de tiges d’avenir diversifiées, permettra de structurer ces taillis ou TSF en futaies sur souche, puis progressivement l’irrégularisation des houppiers et des classes de diamètre. Les gestionnaires s’appuieront sur la dynamique naturelle intéressante de ces peuplements pour obtenir un mélange équilibré à tous les étages et une structure de peuplement hétérogène et résiliente face aux aléas biotiques et abiotiques. Les chênes sessile, pédonculé et pubescent et le châtaignier sur les meilleures stations ont été identifiés comme essences objectifs. Ils seront menés en mélange avec le hêtre, l’érable sycomore, le charme, le merisier, l’alisier, l’orme et d’éventuels résineux présents en régénération naturelle.

Irrégularisation et diversification des peuplements résineux

Ces plantations monospécifiques (environ 50 ha) de douglas, d’épicéa ou de pins (sylvestre, weymouth, laricio) sont aujourd’hui les plus vulnérables face au changement climatique. Les effets de concurrence intraspécifique, l’artificialisation du milieu et notamment des sols ainsi que la structure monospécifique et monoétage de ces plantations les exposent tout particulièrement à subir les effets de stress hydriques répétés et de ravageurs spécifiques profitant de la fragilité et de la simplification de ces milieux.

Le premier objectif affiché est ici de diversifier ces plantations en amenant au minimum 40 % d’essences alternatives à l’essence dominante. Par la préservation de semenciers feuillus, l’acquisition et le travail d’une régénération naturelle équilibrée feuillue et résineuse, par le travail de jeunes perches de feuillus diversifiées, le gestionnaire amènera progressivement une proportion intéressante de chêne, d’érable, de charme, de merisier, de hêtre et de châtaignier afin de diversifier ces peuplements résineux. Le gestionnaire veillera à préserver le couvert forestier et visera progressivement l’étagement de la structure du peuplement. Complexification et diversification stimuleront progressivement la fonctionnalité de l’écosystème et permettront de pérenniser ces peuplements malgré le contexte climatique. La production de bois d’œuvre, mais également la protection des sols, l’accueil de biodiversité, la préservation de la ressource en eau et tous les services associés seront ainsi durablement assurés. L’enrichissement pourra venir compléter localement la dynamique de régénération naturelle, accélérer la diversification feuillue ou apporter une essence résineuse alternative à l’essence dominante.